samedi 10 octobre 2009

Intimidation


Tous les jours, des élèves vivent de l'intimidation.

Certains jours, ce sont des enseignants.

Nul besoin d'un cas médiatisé d'intimidation à l'école secondaire pour être à l'affut du phénomène quand on enseigne.
Ça me fait rire lorsque j'entends "intimidation grave";
c'est toujours grave!
Et je remarque, du moins dans mes classes, que la plupart du temps, ce sont des garçons qui en sont victimes et auteurs.
Rien de scientifique comme statistique, mais j'aimerais connaître les vrais chiffres. Y en a-t-il?
Les garçons sont aussi ceux qui décrochent le plus.
Quand va-t-on s'en occuper?

Et l'intimidation envers les enseignants?
J'ai été témoin de plusieurs cas d'intimidations d'enseignants durant ma carrière. Déjà, depuis le début de l'année, le pouvoir malsain de l'intimidation a saboté l'estime personnelle de deux collègues. Ces profs vont abandonner un ou des groupes.

Que fait l'école quand le prof dénonce?

Suspension de trois jours généralement. Ça c'est pour l'initiateur. S'il y en a d'autres qui ont ''suivi'', ils ne sont pas toujours suspendus. Et 3 jours, c'est bien peu pour l'élève méprisant et quand l'élève revient, qu'est-ce qu'on fait?
Voilà pourquoi beaucoup de personnes intimidées optent pour l'Omerta.

Les enseignants ont peur de l'élève et des autres profs qui pourraient porter un jugement négatif.

Dans le cas des élèves intimidés, ils se taisent parce qu'ils ont peur que ça empire.

Il y a quelques années, j'ai déjà du recourir à la police pour "avoir la paix" d'un jeune qui m'avait menacée fortement et de façon récurrente. Et même lorsqu'il a été sorti de l'école, j'ai continué d'avoir peur pour ma maison, ma voiture, ma famille...
C'est sournois l'intimidation.

Est-ce que Mme Courchesne attends d'autres cas médiatisés pour faire quelque chose?

En Ontario, (je vais vraiment avoir l'air d'aduler la province d'à côté!) ils ont voté au printemps dernier une loi criminelle contre l'intimidation.
Bravo! Voilà un geste politique clair.

2 commentaires:

  1. Cette année, je suis surpris de constater que l'intimidation existe encore en secondaire 4! Je m'attendais à quelques cas, mais pas autant! Tout le monde y passe! Élèves, enseignants, intervenants, etc. Avec internet, le tout se fait très rapidement, et ce, à l'abri des parents, de l'école et autres formes d'autorité.

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  2. Avec internet, l'intimidation est encore plus hypocrite, rapide et elle peut rassembler plusieurs personnes en un rien de temps.

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