lundi 5 octobre 2009

Abolition des subventions aux écoles privées

















Avez-vous entendu la Ministre Courchesne ce matin à C'est bien meilleur le matin? Elle niait totalement que d'abolir les subventions destinées aux écoles privées pourrait améliorer le sort du système scolaire public québécois. Elle disait que pour changer la mauvaise réputation des écoles secondaires publiques, il fallait changer nos façons de faire et, je cite: se recentrer sur l'élève. !!!!!!!

Je ne suis pas de ceux qui dénigrent le "modèle québécois", bien au contraire. Nonobstant ma fierté, je peux dire qu'en matière d'éducation, l'Ontario a une longueur d'avance.

En effet, je crois que c'est le Premier Ministre Dalton Mcguinty qui a arrêté les subventions aux écoles privées en Ontario. Ici, au Québec, il me semble que nous privons nos écoles publiques d'environ 400 millions de dollars injectés dans les écoles privées subventionnés.
Redonnons ces sommes aux écoles publiques et nous pourrons alors:

- réduire raisonnablement le nombre d'élèves par classe; (J'ai une classe de 38, une de 37 et une autre de 34!!!!!!)

- ouvrir des classes spéciales pour les élèves qui ont des problématiques particulières;

- travailler pour diminuer le taux de décrochage (plus spécifiquement les garçons);

- améliorer la réussite de l'ensemble des élèves; etc.

Le problème est que ça prend du courage politique pour poser un tel geste.

Dans ma région (Lanaudière), il y a des écoles privées qui, selon certains, nous prennent les meilleurs élèves.
Selon moi, c'est une erreur de penser ainsi, car de bons élèves, les écoles publiques en ont, mais nous ne pouvons pas développer leur plein potentiel avec le peu de moyen que nous avons.

Si ces écoles privées n'étaient plus subventionnées par le gouvernement, peu de parents changeraient d'idée en ce qui a trait à envoyer leur enfant au public ou au privé. Ceux et celles qui croient fondamentalement que le privé offre plus de rigueur et un meilleur milieu d'apprentissage se "serreraient la ceinture" pour y inscrire leurs enfants quand même. Ce fut mon cas.

Là où on verrait la différence, ce n'est donc pas dans la quantité d'élèves qui choisirait le privé ou le public, mais dans la qualité des services qui pourraient être offerts au public grâce aux sommes transférées de l'un à l'autre.

Un film sur le sujet, Les enfants du palmarès, sera diffusé à Canal D, le 18 octobre à 19 h et le 19 octobre à 13 h.
Je vous invite à écouter l'entrevue réalisée par Christiane Charette la semaine dernière à propos de ce documentaire que j'ai hâte de voir.

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