
http://api.ning.com/files/knoftGbcJPBRW6dgRnyOaFfpQzEdeJQanTxdpdCbEPg_/education2.0.jpg
Les hauts et les bas de l'Éducation.
Certains jours, ce sont des enseignants.
Nul besoin d'un cas médiatisé d'intimidation à l'école secondaire pour être à l'affut du phénomène quand on enseigne.
Ça me fait rire lorsque j'entends "intimidation grave";
c'est toujours grave!
Et je remarque, du moins dans mes classes, que la plupart du temps, ce sont des garçons qui en sont victimes et auteurs.
Rien de scientifique comme statistique, mais j'aimerais connaître les vrais chiffres. Y en a-t-il?
Les garçons sont aussi ceux qui décrochent le plus.
Quand va-t-on s'en occuper?
Et l'intimidation envers les enseignants?
J'ai été témoin de plusieurs cas d'intimidations d'enseignants durant ma carrière. Déjà, depuis le début de l'année, le pouvoir malsain de l'intimidation a saboté l'estime personnelle de deux collègues. Ces profs vont abandonner un ou des groupes.
Que fait l'école quand le prof dénonce?
Suspension de trois jours généralement. Ça c'est pour l'initiateur. S'il y en a d'autres qui ont ''suivi'', ils ne sont pas toujours suspendus. Et 3 jours, c'est bien peu pour l'élève méprisant et quand l'élève revient, qu'est-ce qu'on fait?
Voilà pourquoi beaucoup de personnes intimidées optent pour l'Omerta.
Les enseignants ont peur de l'élève et des autres profs qui pourraient porter un jugement négatif.
Dans le cas des élèves intimidés, ils se taisent parce qu'ils ont peur que ça empire.
Il y a quelques années, j'ai déjà du recourir à la police pour "avoir la paix" d'un jeune qui m'avait menacée fortement et de façon récurrente. Et même lorsqu'il a été sorti de l'école, j'ai continué d'avoir peur pour ma maison, ma voiture, ma famille...
C'est sournois l'intimidation.
Est-ce que Mme Courchesne attends d'autres cas médiatisés pour faire quelque chose?
En Ontario, (je vais vraiment avoir l'air d'aduler la province d'à côté!) ils ont voté au printemps dernier une loi criminelle contre l'intimidation.
Bravo! Voilà un geste politique clair.
Cette année, le cycle de croissance se termine,
mais la chrysalide n’est pas devenue papillon.
Cette année, la Sacro-Sainte-Réforme termine son cycle de croissance. La cohorte d’élèves qui la subie depuis ses premiers balbutiements est en cinquième secondaire.
Pour plusieurs prof, c’est la cohorte cobaye, la légion sacrifiée. Certains élèves le disent eux-mêmes! Ce sont de pauvres enfants sur lesquels le matériel pédagogique est expérimenté à grands coups de profits pour les maisons d’éditions.
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Et qu'est-ce que j'enseigne cette année? Je vous laisse deviner.
J’ai le privilège d’enseigner, en 5e secondaire, un de ces nouveaux cours pondus par le Renouveau pédagogique. Et je ne m’en porte pas trop mal pour l’instant. Commençons l’année positivement me dis-je. Le stress est déjà colossal avec des classes de 38 grands cocos dans un local viable à 33.
Ainsi, une fois le programme de ce nouveau cours parcouru, j’ai lorgné quelques aspects dignes d’intérêt et envisagé une survie possible, tant pour les élèves que pour moi, à travers ce cursus somme toute plutôt attrayant, mais face auquel je suis en partie néophyte. Il me faudra apprendre certaines notions... plusieurs même.
Voilà un autre exemple de l’inconfort perpétuel dans lequel la Réforme nous ET me place. Enseigne quelque chose que tu ne maîtrises pas.
Je suis écœurée de me sentir incompétente. Après 10 ans. Évidemment, nous sommes des universitaires et aussi professionnels, alors nous allons travailler fort. Mais nonobstant mon professionnalisme et mon expérience, je resterai profane dans ce nouvel univers. J'expérimenterai.
C’est qui le cobaye?

Certains élèves sont vraiment extraordinaires.
