mardi 6 octobre 2009

cobayes



Cette année, le cycle de croissance se termine,

mais la chrysalide n’est pas devenue papillon.

Cette année, la Sacro-Sainte-Réforme termine son cycle de croissance. La cohorte d’élèves qui la subie depuis ses premiers balbutiements est en cinquième secondaire.

Pour plusieurs prof, c’est la cohorte cobaye, la légion sacrifiée. Certains élèves le disent eux-mêmes! Ce sont de pauvres enfants sur lesquels le matériel pédagogique est expérimenté à grands coups de profits pour les maisons d’éditions.

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Et qu'est-ce que j'enseigne cette année? Je vous laisse deviner.

J’ai le privilège d’enseigner, en 5e secondaire, un de ces nouveaux cours pondus par le Renouveau pédagogique. Et je ne m’en porte pas trop mal pour l’instant. Commençons l’année positivement me dis-je. Le stress est déjà colossal avec des classes de 38 grands cocos dans un local viable à 33.

Ainsi, une fois le programme de ce nouveau cours parcouru, j’ai lorgné quelques aspects dignes d’intérêt et envisagé une survie possible, tant pour les élèves que pour moi, à travers ce cursus somme toute plutôt attrayant, mais face auquel je suis en partie néophyte. Il me faudra apprendre certaines notions... plusieurs même.

Voilà un autre exemple de l’inconfort perpétuel dans lequel la Réforme nous ET me place. Enseigne quelque chose que tu ne maîtrises pas.

Je suis écœurée de me sentir incompétente. Après 10 ans. Évidemment, nous sommes des universitaires et aussi professionnels, alors nous allons travailler fort. Mais nonobstant mon professionnalisme et mon expérience, je resterai profane dans ce nouvel univers. J'expérimenterai.

C’est qui le cobaye?


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